L’histoire du clonage commence en 1952. À l’époque, les scientifiques commencèrent leurs travaux et leurs recherches sur des grenouilles. Depuis, le clonage n’a fait qu’évoluer et les expériences diverses et variées continuent de déchaîner les consciences.
Le clonage thérapeutique, une avancée pour la science
Il est important de faire la différence entre le clonage thérapeutique et le clonage reproductif. Le clonage thérapeutique n’a pas pour but de créer un nouvel être humain mais de produire des cellules compatibles avec un être vivant dont l’ADN a été prélevé. Sa mission est de soigner. En 2004, des chercheurs britanniques ont été autorisés à s’essayer à la fabrication d’embryons humains. Ces embryons auraient alors le même patrimoine génétique que l’humain sur lequel on aurait prélevé de l’ADN. Aujourd’hui, certains scientifiques voient dans le clonage thérapeutique la promesse d’une avancée conséquente pour la science. Il permettrait de traiter les personnes souffrant de cancers ou de maladies diverses comme le diabète. Cependant, tout comme le clonage reproductif, le clonage thérapeutique est la source de bien des questionnements et de bien des peurs. Pourtant, malgré les recherches et les avancées en la matière, le clonage humain, quel qu’il soit, semble encore bien loin d’être d’actualité, ne serait-ce que pour des raisons techniques.
Ressusciter des espèces disparues
Aujourd’hui, les scientifiques se penchent sur un autre aspect du clonage et de nombreux travaux s’orientent du côté des espèces disparues. Début 2011, des chercheurs japonais ont avoué s’être lancés dans un processus avec le but de ressusciter un mammouth et ce, malgré de très nombreuses difficultés d’ordre technique. En effet, il faut savoir que l’ADN a pour particularité de se dégrader avec le temps. Pour pouvoir l’extraire, l’analyser et l’injecter dans un ovule d’éléphante, les scientifiques doivent travailler sur des spécimens congelés, la plus grande difficulté étant de trouver un ensemble de cellules qui soient toujours intactes (les tissus étant très dégradés). Une équipe de scientifiques japonais ont déjà réussi, en 2008, à cloner une souris morte et ce, à l’aide de cellules congelées. De là à ressusciter un mammouth, il n’y a qu’un pas mais il ne semble pas encore près d’être franchi.
Image: Dariusz T. Oczkowicz, ars digital media services