Depuis quelques années, on assiste à des progrès fulgurants dans le traitement de toutes les pathologies qui peuvent affecter les yeux. Myopie, presbytie, astigmatisme, hypermétropie, emmétropie, cataracte… la chirurgie laser permet de corriger presque tout.
Petite histoire de la chirurgie des yeux au laser
Un ophtalmologiste espagnol, José Barraquer, est le premier à avoir imaginé, dans les années 50, qu’il était possible de couper dans la cornée de l’œil pour améliorer la vision. C’est aussi par hasard, en soignant un jeune garçon qui s’était blessé l’œil avec du verre, qu’un médecin russe s’est aperçu que cet accident avait permis au garçon de mieux voir. Finalement, en 1989, a eu lieu en Grèce la première chirurgie des yeux au laser, grâce à l’appareil Excimer créé par des scientifiques de l’université de Californie. L’opération est maintenant devenue tout à fait courante et s’effectue très rapidement, la plupart du temps en remodelant la surface de l’œil.
Les principales techniques
Il existe deux techniques principales de chirurgie des yeux au laser. Le laser Excimer est la référence pour traiter les faibles myopies et son taux de réussite est de 95 %. Si l’intervention elle-même n’est pas douloureuse, on peut toutefois souffrir un peu pendant les deux jours suivants et la récupération de la vision prendra de un à six mois. Le Lasik ou laser intrastromal est plus récent, plus rapide et plus précis et est utilisé pour corriger tous les degrés de myopie, l’astigmatisme et l’hypermétropie. Cette intervention n’est pas douloureuse et permet donc de traiter les deux yeux en même temps, de plus l’amélioration de la vision est quasi immédiate.
Indications et contre-indications
Il faut toutefois rester prudent car, la simplicité du geste ne doit pas faire oublier qu’il existe des cas de sur ou de sous correction qui nécessiteront des retouches, mais aussi des complications plus ou moins graves qui, bien que rare, peuvent endommager définitivement la vision. La chirurgie, au laser ou classique, reste toujours un acte risqué et, à l’exception des personnes atteintes de graves pathologies, on peut se demander si la prise de risque est justifiée.
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